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 L'émigration yougoslave à Paris: entre intégration et exclusion

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Nadezda
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MessageSujet: L'émigration yougoslave à Paris: entre intégration et exclusion   Ven 6 Jan - 12:07

L'émigration yougoslave à Paris: entre intégration et exclusion
Publié en ligne le 15 février 2006

Par Sanja Boskovic

Sommaire

Les Yougoslaves en France
L’émigration politique yougoslave après la Seconde Guerre mondiale
Le courant migratoire économique des années soixante
L’exclusion politique
Autres types d’exclusion dans l’immigration yougoslave
Depuis un siècle, l’espace yougoslave s’avère comme un espace d’émigration. A la fin du XIX siècle, dans la partie du pays occupée par l’Empire austro-hongrois, ce sont surtout les raisons économiques qui poussent les paysans et les éleveurs paupérisés à « chercher du travail dans les centres urbains ou à partir à l’étranger(1) ». A cette époque, la principale destination de la population yougoslave, après les bassins miniers en France, en Belgique et en Allemagne, est l’Amérique du Nord. Après les années vingt et la grande récession qui frappe l’économie des États-Unis, le flux migratoire se réoriente vers les pays européens et notamment vers l’Allemagne.

En ce qui concerne l’espace français, « les Yougoslaves ont toujours été une petite communauté en France : de 4032 en 1921 leur nombre est passé à 31873 en 1931 ; il a chuté à 20000 avant la Seconde Guerre mondiale et s’est maintenu à ce niveau jusqu’aux années soixante, avant de remonter à 47544 en 1968 et à 70280 en 1975. Depuis vingt ans, ce nombre s’est stabilisé et représente 85000 personnes environ(2). » De fait, la part des Yougoslaves dans l’ensemble de la population étrangère en France ne dépasse pas 2% (actuellement, 1,5%)(3). En Allemagne, la majorité de Yougoslaves émigrés sont des Croates, tandis qu’en France 70% des Yougoslaves sont des Serbes.

Les Yougoslaves en France
Les immigrants yougoslaves sont majoritairement concentrés dans la région parisienne (60%). Viennent ensuite les régions Rhône-Alpes, Alsace-Lorraine, Franche-Comté et Provence Côte d’Azur. Les raisons qui poussent les Yougoslaves à émigrer en France sont multiples : « d’après certaines sources, les premiers « immigrés yougoslaves » auraient été des survivants des soldats du régiment illyrien mobilisé par Napoléon pour sa campagne russe4 ». Les liens historiques entre les deux pays, tissés surtout pendant la Première Guerre mondiale, orientent aussi la population yougoslave vers le pays d’alliance5. Entre les deux guerres, la France joue un rôle important dans la vie politique et culturelle de la Yougoslavie6. C’est l’époque où beaucoup d’intellectuels yougoslaves arrivent en France pour faire leurs études ou suivre une formation militaire ; les artistes s’interessent de près à toutes les tendances artistiques qui fleurissent dans la capitale française et, à leur retour au pays, ils créent des mouvements correspondants, comme le surréalisme en Serbie ou l’Ecole de Paris dans la peinture.

L’entre-deux guerres est également une période où la petite communauté yougoslave participe activement à la vie française. Elle crée de multiples associations culturelles de caractère yougoslave, elle participe aux mouvements politiques qui naissent en France, elle fonde également plusieurs journaux politiques et culturels7.

Les années trente sont également marquées par la première division de la communauté yougoslave en plusieurs fractions politiques, cette division reflétant peu ou prou la situation politique dans le pays. C’est le début de la fin de la première Yougoslavie, celle créée après la Première Guerre mondiale à Versailles. Les communistes yougoslaves, dont les chefs vivaient et travaillaient à Paris, participèrent dans la guerre d’Espagne comme volontaires. Cependant, les membres de l’organisation des Ustaši d’Ante Pavelic s’installèrent en Hongrie et en Italie, où ils préparèrent l’assassinat du roi de Yougoslavie qui a lieu à Marseille en 1934. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, 3000 yougoslaves8 prirent part à la lutte de la libération de la France.

L’émigration politique yougoslave après la Seconde Guerre mondiale
A partir de 1945, on assiste à une nouvelle vague d’émigration politique yougoslave. Ces émigrants poursuivent naturellement certaines activités politiques (le journal Nasa Rec, l’action de Dr Zivorad Topalovic dans les organisations syndicales internationales), mais ils se battent surtout pour survivre. Un climat de peur et de méfiance s’installe à la fois entre les différents groupes d’émigrés yougoslaves et entre les émigrés et leur entourage. A la différence des années vingt où la population yougoslave participait activement à la vie en France, organisait des associations et publiait des journaux, la période qui suit la Seconde Guerre mondiale est caractérisée par l’absence d’une activité politique significative : ayant fui le régime communiste, les émigrés se résignent à une vie calme et passive, dans l’anonymat. Ce sont des démocrates, des libéraux ou des royalistes qui ont dû quitter la Yougoslavie et qui, étant proclamés traîtres dans leur pays, sont parfois victimes de pressions, voire d’attentats. Bien que bénéficiant de l’asile politique, comme ils trouvent difficilement abri et sécurité, ils se sentent comme des victimes de l’Histoire.

Le courant migratoire économique des années soixante
À partir de 1960, on observe une arrivée accrue d’immigrants économiques ; c’est le moment où la crise économique pousse les dirigeants communistes à ouvrir les frontières du pays et à organiser le départ d’ouvriers souvent au chômage ou d’autres aspirant à gagner mieux leur vie9. Les dirigeants sauvent leur face en disant qu’il s’agit d’une émigration temporaire, et que ces travailleurs partent pour une période limitée. L’État promet, de son côté, d’organiser le retour en offrant des possibilités d’investissements économiques et de création d’emplois. Ainsi, les autorités exportent une révolte sociale potentielle et, en 1965, la Yougoslavie signe un accord sur l’emploi avec les pays d’Europe occidentale ; environ un million de Yougoslaves quittent le pays entre 1965 et 1975.

D’ailleurs, comme tous les émigrants yougoslaves, les migrants économiques qui arrivent en France dans les années soixante s’intègrent bien. On dit qu’ils sont des émigrés peu visibles ; trois quarts des immigrants économiques ont moins de 35 ans, 40% avait déjà un poste ou une profession dans le pays d’origine, et uniquement 10% étaient chômeurs. C’est une population de couples mariés : 12,4% de Yougoslaves mariés ont un conjoint français, 60% un conjoint yougoslave en France, 24,7% ont laissé leur époux(se) dans le pays ; 59% sont sans enfants en France, 14,3% ont 1 enfant, 19% ont 2 enfants et 7,8% ont 3 ou 4 enfants. Le niveau de leur scolarisation acquis en Yougoslavie est le plus élevé de tous les migrants interrogés : 35% ont plus de 9 ans de scolarité, 30,9% ont plus de 7-8 ans et seulement 5,4% ont moins d’un an de scolarité ; 99,3% savent lire et écrire dans leur langue (contre 74,2% pour l’ensemble des migrants). Par contre, leurs connaissances en français sont en dessous de la moyenne de l’ensemble des migrants ; 60% des migrants yougoslaves travaillent en France dans l’industrie (principalement dans la confection), 16,7% dans les bâtiments et 7,6% dans les services. Le taux d’activité professionnelle est le plus élevé de toutes les nationalités (96,5%) ; le taux d’activité du conjoint est aussi le plus élevé de toutes les nationalités (47,4%)10.

Les émigrants économiques ont un double objectif, contradictoire : s’intégrer et se préparer pour le retour. Ils déposent leur argent dans les banques yougoslaves à cause des taux intéressants (du moins c’était le cas avant 1990). L’épargne est remontée au taux de 7,5%, pour 13 mois au taux de 9%, pour deux ans 10%. 11 Deux tiers des immigrés yougoslaves sont des migrants qualifiés de conservateurs qui n’ont besoin de changer ni les habitudes ni le mode de vie ; ils préparent leur retour. Ceux qui reviennent au pays sont d’abord ceux qui n’ont pas réussi à s’intégrer ou ceux qui rentrent en espérant pouvoir reconstruire leur vie au pays grâce à leur épargne.

À partir des années soixante-dix, l’immigration yougoslave crée en France de nombreuses associations culturelles de caractère folklorique ; elles visent toutes à garder le lien avec le pays en vue d’un retour. Ces associations sont en fait sous le contrôle de l’ambassade et des consulats. Malgré les efforts considérables des autorités yougoslaves, elles ne sont jamais devenues un lieu de rencontre massive (80% - 90% des émigrants ne participent pas aux activités de ces clubs).

D’autres types d’association voient le jour, de caractère national, autour de l’Église serbe. Elles deviennent de plus en plus nombreuses à partir des années soixante-dix lorsque commence la déchéance de la Yougoslavie communiste.

L’exclusion politique
Bien qu’il s’agisse d’une population bien intégrée, l’émigration yougoslave connaît en son sein des éléments de fracture et de méfiance. Notamment entre les émigrés politiques, installés en France depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et les émigrés économiques, arrivés en France au début des années soixante. La prudence et la méfiance des émigrants politiques yougoslaves s’expliquent par le fait qu’ils étaient déjà traités et marqués par les autorités communistes comme les ennemis du régime. Ils ont appris à vivre clandestinement en état de double isolement : leur désir est de rester invisible, à la fois pour le milieu français et pour le milieu de la communauté yougoslave. De leur côté, les immigrants économiques sont, d’une certaine manière, censés être responsables, en tant que citoyens, devant les autorités yougoslaves. Ils étaient endoctrinés par l’idéologie officielle, prévenus contre les émigrés politiques et parfois invités à donner des renseignements les concernant. Les nouveaux venus étaient déjà montés contre l’émigration politique, noircie et calomniée dès le départ. Pour se simplifier la vie, les immigrants économiques, même ceux peu sensibles à la propagande, évitent les rencontres avec l’ancienne émigration.

L’enquête12 que nous avons effectuée pour notre étude montre bien l’absence de confiance des deux côtés : les émigrants politiques ainsi que les émigrants économiques confirment (70% de personnes interrogées) qu’ils veillent à ne pas se rencontrer, qu’ils font attention à leurs fréquentations, et que les rapports entre les différentes catégories politiques, ethniques, économiques d’émigrants yougoslaves sont presque inexistants. Autrement dit, les migrants économiques entretiennent des rapports entre eux, loin des yeux des émigrants politiques, qui deviennent ainsi exclus de leur communauté originaire pour la deuxième fois. Cela est d’autant plus étonnant que la majorité des immigrants économiques sont d’origine rurale serbe (55% contre 45% d’origine urbaine), donc qu’ils appartiennent à une population assez traditionaliste, après avoir été très souvent mis à l’écart dans leur pays par les autorités communistes qui voyaient en eux des royalistes. La peur des représailles, le fait que la plupart des immigrants aient laissé leurs enfants au pays (59%) et qu’ils envisagent d’y rentrer, ainsi que la possibilité de réelles tracasseries administratives dans les mairies, font qu’ils évitent de rencontrer les émigrants politiques, même si, au fond de leur cœur, ils peuvent partager leurs idées politiques. Parmi les migrants économiques interrogés beaucoup répondent que la raison de leur départ est à la fois économique et politique13 (cela veut dire qu’ils ne soutenaient pas le régime communiste au pays), mais, en même temps, ils disent qu'ils évitent de fréquenter les lieux où ils peuvent rencontrer les anciens émigrants politiques.

Autres types d’exclusion dans l’immigration yougoslave
Notre enquête nous montre qu’à côté de l’exclusion mutuelle entre les différentes souches d’émigrants yougoslaves, existe aussi une exclusion qui repose sur les différences d’origine sociale ; les intellectuels s’organisent entre eux et excluent ainsi les artisans et les travailleurs.

Parmi les raisons de l’exclusion dans la société française, la plupart des personnes interrogées ont répondu qu’elles se sentent exclues par méconnaissance de la langue française : 60% des interrogés ne parlaient pas le français au moment de leur arrivée en France, 30% avait une bonne connaissance de cette langue et 10% la connaissaient un peu. Il ne faut pas oublier que la connaissance du français chez les Yougoslaves en France est en dessous de la moyenne de l’ensemble des migrants.

Les sentiments d’exclusion que confirment les migrants yougoslaves sont liés aussi au fait qu’ils se sentent étrangers à la culture et au mode de vie du pays d’accueil. 47% des interrogés soulignent ce manque de compréhension et le voient comme une des raisons de leur intégration ratée. Il s’agit probablement d’un problème de différence d’éducation et de religion : puisque 70% des migrants yougoslaves en France sont Serbes et appartiennent à l’Église orthodoxe, leur expérience religieuse les distingue de celle des Français catholiques ou protestants. C’est la raison pour laquelle nombreux (60%) sont ceux qui répondent qu’ils se sentent formellement intégrés dans la société française tandis que, au fond, ils se sentent seuls et isolés.

L’exclusion et le manque de communication au sein de la communauté yougoslave en France s’aggravent particulièrement lors de l’éclatement de la deuxième Yougoslavie en 1991. La méfiance intercommunautaire qui existait depuis toujours et qui séparait les Serbes, les Croates et les Bosniaques se confirme entièrement, en faisant de chacune de ces entités nationales le centre de défense des intérêts ethniques dans le pays. L’émigration yougoslave prend activement part à la destruction de la Yougoslavie. Elle se regroupe maintenant selon le critère de l’appartenance nationale. Les associations fondées par l’État communiste se dissolvent ou se regroupent selon l’appartenance nationale14. Toute communication cesse entre les ethnies qui, dans les nouvelles associations politiques, se chargent d’organiser l’aide matérielle et idéologique à leur communauté et à leur nouvel état, formé sur les décombres de la Yougoslavie défunte.

Notes

1 M. Morokvasic-Müller, « Il était une fois une communauté des Yougoslaves en France », L. Gervereau, P. Milza et E. Temime, (dir.), Histoire de l’immigration en France au XXe siècle, Paris, Bibliothèque de documentation international contemporaine, Musée d’Histoire Contemporaine, Somogy, Ed. d’Art, 1998, p. 154.
2 M. Morokvasic-Müller, Ibidem, p. 154.
3 M. Morokvasic, « La Yougoslavie : le pays de toutes les migrations ; les Yougoslaves en France » dans L. Gervereau, Y. Tomic, (dir.), De l’unification à l’éclatement, L’espace yougoslave, un siècle d’histoire, Paris, Musée d’histoire contemporaine-BDIC, 1998, p. 170.
4 M. Morokvasic., « La Yougoslavie : le pays de toutes les migrations », op. cit. p. 170.
5 M. Morokvasic, Ibidem, p. 170 : « Les Guerres balkaniques et surtout la Première Guerre mondiale ont intensifié le courant migratoire vers la France. Près de 6000 élèves serbes orphelins ou enfants de soldats blessés dans la guerre, seront accueillis dans 150 établissements scolaires français entre 1915 et 1918. »
6 M. Morokvasic-Müller, « Il était une fois », op. cit., p. 154-155 : « La France comme destination a eu pour les Yougoslaves une valeur qui dépassait largement la dimension économique. Elle a, notamment dans la période allant de la Première à la Seconde Guerre mondiale, exercé un grand attrait sur les élites politiques et culturelles yougoslaves qui, marquées par leur séjour en France, ont contribué à renforcer les liens établis de langue date entre les deux pays. »
7 M. Morokvasic-Müller, ibidem, p. 155 : « Les réfugiés de guerre ainsi que les travailleurs immigrés, bien que relativement peu nombreux (…) fondent une quinzaine d’associations (…) telles que ‘Jugoslovenska radnicka klasa’ et ‘Zora’ et publient plusieurs journaux en français, en slovène et en serbo-croate. »
8 Selon les sources de F. Ekmecic, Poslednjih sto godina Jugoslovena u Francuskoj, Paris, Yougofranc, 1984.
9 M. Morokvasic, « Les Yougoslaves, épargne des migrants et création d’emplois », J.P. Garson, G. Tapinos, (dir.), L’argent des immigrés, Revenus, épargne et transferts de huit nationalités immigrées en France, Paris, PUF, 1981, Cahier n° 94, p. 269 : « Après la réforme économique de 1963-1964, bien des travailleurs yougoslaves se trouvèrent sans emploi et les autorités décidèrent de prendre en main et de contrôler autant que possible le mouvement migratoire déjà bien amorcé. Dès 1965, des accords de main-d’œuvre furent conclus avec les principaux pays d’immigration. La migration des travailleurs a été adoptée comme une solution à court terme aux problèmes économiques du pays, au chômage croissant et balance des paiements déficitaire. »
10 Toutes les données en pourcentage ont été retrouvées dans M. Morokvasic, « Les Yougoslaves, épargne des migrants et création d’emplois », ibidem, p. 282-286.
11 M. Morokvasic, ibidem, p. 273.
12 L’échantillon d’enquête (portant sur cinquante personnes) effectuée sur l’émigration yougoslave par l’auteur.
13 Parmi les interrogés 50% citent les raisons politiques, 18% citent les raisons économiques, 24% les deux motivations, politique et économique et 8% autres raisons.
14 M. Morokvasic, « La Yougoslavie : le pays de toutes les migrations », op. cit., p. 174 : « Des associations devinrent de plus en plus nationales, elles aussi, tandis que celles contrôlées par les autorités yougoslaves et représentant ‘le yougoslavisme légitime’ perdirent leurs membres. Aujourd’hui, malgré quelques tentatives de retrouvailles sur les bases non nationales parmi une minorité d’ex-Yougoslaves, on peut dire que, comme au pays la séparation est totale parmi ceux qui, à l’étranger, étaient amenés à se côtoyer et à se réclamer d’un état commun. »
Pour citer cet article : Boskovic Sanja (2006). "L'émigration yougoslave à Paris: entre intégration et exclusion". Cahiers du Mimmoc, Numéro 1 - Février 2006.

http://edel.univ-poitiers.fr/cahiersdumimmoc/document138.php


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Sanja Boskovic
Lectrice de serbo-croate à l’Université de Poitiers où elle a soutenu en 2002 sa thèse de doctorat en littérature comparée sur « La poétique du mythe dans la littérature contemporaine ». Ses publications récentes comprennent : « The image of Turkish Invader in Epic Serbian Poetry » in The South Slav Journal, London, Vol. 25, N° 1-2, Spring-Summer 2004, p. 44-56 ; « U potrazi za sustinom » [A la recherche de l’essentiel], étude sur le roman de M. Danojlic Zecji tragovi [Les traces de lapin], dans Letopis Matice Srpske [Revue littéraire de Novi Sad], Novi Sad (Serbie), N°9-10, Vol. 3-4, septembre 2004, p.387-397 ; « Les éléments du folklore slave dans la littérature contemporaine yougoslave : Milorad Pavic, Le Dictionnaire Khazar » dans Revue des études slaves, Tome 74, Fascicule 2-3, Paris 2002/2003, p.353-362 ; « Les Slaves du Sud : Une mythologie marginalisée » dans Figures de la marge – Marginalité et identité dans le monde contemporain sous la direction d’Hélène Menegaldo, Rennes, PUR, 2002, p. 153-171.

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Numéro 1 - Février 2006


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